À LA RENCONTRE DE NOS AGRICULTRICES

2026, Année internationale des agricultrices

Les Nationals Unies ont proclamé l’année 2026 Année internationale des agricultrices (AIA). L’Année internationale a pour but de sensibiliser le public au rôle essentiel que jouent les agricultrices partout dans le monde dans l’élaboration et la pérennité des systèmes agroalimentaires, un rôle qui passe souvent inaperçu.

Bœuf Canada a l’honneur de mettre en avant les femmes propriétaires et exploitantes du secteur canadien de l’élevage bovin.

Suivez-nous sur nos réseaux sociaux et sur cette page Web : chaque mois, nous publierons le portrait d’une productrice de viande bovine afin de rendre hommage à son leadership ainsi qu’à sa contribution à la mise en place d’un secteur canadien de la viande bovine durable.

Caroline Fortin

Caroline dirige, aux côtés de son conjoint Kaven Bégin, un élevage bovin à Sainte-Marie, en Beauce. Le bien-être animal, la durabilité environnementale et la rentabilité de l’exploitation sont au cœur de toutes leurs activités.

Par le pâturage tournant, l’amélioration génétique continue de son troupeau et par sa participation au projet Bovins pour le climat, Caroline travaille avec ardeur à mettre en place une exploitation résiliente, tout en perpétuant l’héritage agricole de sa famille et en inspirant la prochaine génération.

Pour Caroline, tout repose sur la passion, le respect et la volonté de faire rayonner le bœuf canadien.

« Ce qui nous motive le plus ici, c’est la passion – une passion nourrie par tous nos clients, qui cherchent eux aussi sans cesse à s’améliorer. Cela crée une dynamique commune et contagieuse qui contribue à l’essor de la production bovine », a-t-elle déclaré. « Cette passion nous pousse à poursuivre le travail des générations qui nous ont précédés, à aller encore plus loin, et nous espérons transmettre cette même passion aux générations futures. »

Caroline vous invite à essayer ses recettes préférées de Bœuf Canada

Andrea Stroeve-Sawa

Voici Andrea Stroeve-Sawa, agricultrice de quatrième génération au sein de l’exploitation bovine familiale située près de Taber, en Alberta. Première femme de sa famille à diriger Shipwheel Cattle Feeders Ltd., Andrea a à cœur de perpétuer les traditions tout en trouvant de nouvelles façons de bâtir un avenir meilleur.

Aujourd’hui, elle gère avec sa famille un parc d’engraissement de 5 500 têtes, un troupeau de 500 veaux d’un an en pâturage et 900 acres, en adoptant une agriculture régénérative, une gestion du bétail centrée sur les animaux et des pratiques innovantes telles que le compostage et le pâturage adaptatif.

Pour Andrea, l’agriculture ne se résume pas au bétail : il s’agit de prendre soin de la terre, de soutenir sa communauté et de léguer une exploitation en meilleur état à la prochaine génération.

« Ce qui me motive, c’est la possibilité de continuer à construire quelque chose », dit-elle. « L’agriculture n’est jamais vraiment terminée. Il y a toujours une nouvelle saison, une nouvelle idée et une nouvelle façon de mieux faire les choses. Je suis motivée par ma famille, par les gens avec qui nous travaillons et par le désir de m’assurer qu’il y aura quelque chose ici pour la prochaine génération, si elle choisit cette voie. J’aime sincèrement l’agriculture. Je ne peux pas vraiment m’imaginer faire autre chose. »

Crédit photo : Holly Nicollà

Andrea vous invite à essayer ses recettes préférées de Bœuf Canada

Charlotte Crawley

De son enfance passée dans une ferme familiale du Manitoba à sa contribution au développement d’un élevage bovin de 900 têtes, Charlotte Crawley a consacré plus de 30 ans à construire sa vie autour de la production bovine canadienne. Ce qui a commencé avec quelques vaches Hereford s’est transformé en une exploitation florissante comprenant un troupeau de vaches-veaux, un parc d’engraissement, des pâturages et une activité de production de foin.

Charlotte est passionnée par l’amélioration continue: elle renforce son troupeau grâce à la génétique et à la gestion, tout en prenant soin des terres qui rendent tout cela possible. «Agriculteur = défenseur de l’environnement», affirme-t-elle, soulignant que des prairies saines favorisent la faune sauvage, améliorent la qualité des sols, protègent l’eau et contribuent à la séquestration du carbone dans les sols pour les générations futures.

Sa saison préférée? La période des naissances. Voir se concrétiser des années de choix d’élevage minutieux et assister à l’arrivée de ces adorables nouveaux veaux est pour elle la plus belle des récompenses.

« Que les gens en soient conscients ou non, un agriculteur, une agricultrice défend l’environnement », a-t-elle déclaré. « Trouver le juste équilibre entre production et environnement est la clé du succès de toute exploitation agricole, et nous devrions tous et toutes réfléchir à l’impact de nos actions sur les terres que nous cultivons et dont nous dépendons. »

« La poitrine de bœuf fumée fait toujours l’unanimité, mais la queue de bœuf et la bavette cuites à la cocotte ont été parmi les grands succès chez nous. »

Charlotte vous invite à essayer ses recettes préférées de Bœuf Canada

Karla Hicks

L’élevage est bien plus qu’un métier pour Karla, c’est un mode de vie et toute sa vie. Elle a grandi auprès de bovins de race pure Black Angus et elle est aujourd’hui propriétaire, aux côtés de son mari Jason, de Bluestone Stock Farms dans la campagne de la Saskatchewan, où la gestion responsable a toujours été au cœur des activités.

Confrontée à la sécheresse, à l’évolution des paysages et aux exigences quotidiennes de la vie dans un ranch, Karla est devenue une figure de proue de la gestion durable des terres et de l’eau, partageant son savoir avec des éleveuses et éleveurs, des étudiantes et étudiants, des chercheuses et chercheurs, de même qu’avec des femmes éleveuses lors d’un rassemblement mondial au Népal.

Chez Bluestone Stock Farms, prendre soin de la terre, c’est prendre soin de l’avenir. Des prairies naturelles saines à la faune florissante, en passant par la transmission aux générations futures, chaque décision est prise dans une perspective à long terme. « Nous voulons que nos enfants grandissent en comprenant la valeur des prairies naturelles, pourquoi nous avons travaillé si dur pour les protéger, et pourquoi nous nous sommes accrochés, même pendant les années les plus difficiles. »

Le meilleur conseil en matière d’agriculture que t’aies reçu ?

« Ne te laisse pas abattre. Persévère. Chaque génération connaît sa Grande Dépression, un événement historique qui change le cours de l’agriculture. »

Ta saison préférée à la ferme ?

J’en ai tellement ! J’adore la période des naissances, surtout quand tout se passe bien et que tout le monde est en bonne santé et plein d’énergie. J’ai adoré voir nos enfants grandir et devenir tout aussi passionnés que nous par les bêtes, la terre et le métier d’éleveur.

Karla vous invite à essayer ses recettes préférées de Bœuf Canada

Erin Durrell

Erin est une éleveuse de quatrième génération originaire du Cariboo Chilcotin, en Colombie-Britannique, surnommé le « pays des cow-boys », où elle participe à la gestion de la Narcosli Cattle Company aux côtés de sa famille, près de Quesnel.

Forte d’une longue tradition d’élevage et d’un engagement actif dans l’ensemble du secteur bovin, elle se consacre à la production durable de viande bovine, au pâturage responsable et à la gestion des terres, dans le respect tant du bétail que des écosystèmes.

Pour Erin, il s’agit de perpétuer un héritage familial tout en élevant la prochaine génération au ranch et en améliorant sans cesse les méthodes de production de la viande de bœuf canadien, saison après saison.

Ta saison préférée à la ferme ?

L’automne. C’est le moment de rassembler les vaches et les veaux de nos pâturages, de sevrer et d’expédier les veaux, et de voir le fruit du travail de toute une année se concrétiser. Il fait un temps magnifique en septembre et en octobre : c’est tout simplement le moment idéal pour être dans la brousse et en pleine nature avec un beau troupeau de bovins.

Quelle est la chose que tu aimerais que les consommatrices et consommateurs sachent à propos de l’élevage des bovins au Canada ?

À quel point les éleveuses et les éleveurs respectent et prennent soin de leur bétail, de leurs terres et de leurs ressources naturelles. Que nous travaillons sans relâche pour préserver la durabilité des terres et des ressources que nous utilisons, afin qu’elles soient encore là pour les générations futures.

La recette préférée d’Erin à base de bœuf canadien ?

Tout ce qui implique un bon steak (en particulier un steak de côte) et une poêle en fonte bien chaude. « Je suis minimaliste quand il s’agit de cuisiner le steak. Je sale et poivre les deux côtés du steak, je le fais saisir dans de l’huile d’olive dans une poêle en fonte bien chaude jusqu’à ce qu’il soit saignant, puis je le laisse reposer brièvement avant de le trancher. Je le sers avec une salade et un accompagnement au choix, comme des pommes de terre rôties. »

Erin vous suggère ces deux recettes de plats simples et savoureux, signées Bœuf Canada.

Sa saison préférée ?

La saison du vêlage, parce c’est le moment où une nouvelle vie fait son apparition dans les pâturages et où la nouvelle génération prend le relais.

La plupart des exploitations bovines sont familiales et nous exerçons généralement un autre métier pour pouvoir nous consacrer à l’élevage. Nous produisons un produit de grande qualité.

Ellen Davis

Ellen est née et a grandi sur une ferme vaches-veaux à Mates Corner, au Nouveau-Brunswick. Les bovins ont toujours fait partie de sa vie. Aujourd’hui, elle gère un petit troupeau de bovins de race pure Simmental parallèlement à l’exploitation agricole familiale, élevant ses bêtes avec soin, précision et un profond respect pour la terre.

Analyse génétique, planification des décisions d’élevage plusieurs années à l’avance, effervescence de la saison des naissances chaque printemps : Ellen s’implique dans tout avec passion et trouve une grande satisfaction à voir ses décisions porter leurs fruits. Grâce à des outils tels que l’insémination artificielle et à un programme rigoureux de gestion sanitaire du troupeau, elle s’attache à élever des bovins de grande qualité tout en améliorant continuellement son troupeau.

Au-delà de ses activités à la ferme, elle est fière de soutenir l’avenir de l’agriculture dans les Maritimes, en aidant les éleveuses et les éleveurs à accéder aux ressources, à agrandir leurs troupeaux et à renforcer le secteur pour les générations à venir. Elle a également à cœur d’être un modèle pour les femmes dans le secteur agricole, en prouvant qu’il y a une place pour tout le monde dans ce secteur. Comme la plupart des éleveurs de bovins canadiens, son exploitation est familiale et repose sur le travail acharné, la constance et l’engagement à produire un produit d’exception.

Laura Plett

Laura aimerait que davantage de consommatrices et consommateurs sachent que le bétail joue un rôle important dans la santé des écosystèmes des prairies. « Cet écosystème a été créé et préservé par les grands herbivores, il en a toujours été ainsi. »

Pour la famille Plett, l’élevage bovin signifie qu’il n’y a jamais de temps pour s’ennuyer, ni au quotidien ni au fil des saisons. Chaque saison est consacrée à la préparation de la suivante, et chacune réserve quelque chose à attendre avec impatience. L’hiver leur permet de se concentrer sur l’alimentation du bétail, les décisions de gestion et la planification de l’avenir. Le printemps apporte l’effervescence de la saison des naissances. « Voir les nouveaux veaux et voir mon fils les découvrir, c’est un immense plaisir. »

L’été est une période très productive, durant laquelle ils mettent en œuvre les projets qu’ils ont élaborés tout au long de l’année. « Voir le parc d’engraissement se remplir et le bétail prendre du poids en broutant l’herbe qu’il a attendue toute l’année, c’est le plus beau spectacle qui soit. »

« L’automne, c’est un moment de satisfaction, celui où on rassemble à nouveau tous les troupeaux et où on voit le fruit d’une année de dur labeur rentrer à la maison sain et sauf. »

Il y a une grande fierté à construire un ranch et à y élever une famille en même temps. Cela a demandé beaucoup de travail, mais savoir que nous avons tout accompli côte à côte, en famille, est ma plus grande fierté. Notre fils Dustin a participé à chaque étape de cette aventure, et le fait de l’avoir à nos côtés nous a apporté énormément de joie. Il représente la cinquième génération sur ces terres, fruit d’un travail acharné mené au cours des 100 dernières années.

Sandra Vos

Un acte de foi peut tout changer. En 2001, Sandra Vos, fervente défenseuse du bœuf canadien, a acheté 80 acres de terres agricoles vierges dans le sud de l’Ontario, bien qu’elle n’ait aucune expérience dans le domaine agricole. Ce qui n’était au départ qu’une simple curiosité s’est transformée en une véritable vocation. Inspirée par les systèmes d’élevage bovin basés sur le pâturage qu’elle avait découverts en Nouvelle-Zélande, Sandra a mis en place une exploitation durable de vaches-veaux fondée sur le pâturage tournant, la biodiversité et la gestion responsable des terres.

Aujourd’hui, 25 ans plus tard, elle élève des bovins Angus en pâturage dans le comté de Brant, permettant ainsi aux consommatrices et consommateurs urbains de comprendre comment la production bovine peut contribuer à la santé des sols, à la préservation des habitats fauniques et à la vitalité des prairies. Son principe directeur ? Prends soin de la terre, et la terre prendra soin de toi. La saison préférée de Sandra au ranch est l’hiver, car « tout ralentit, ce qui laisse le temps de réfléchir à la façon dont l’année écoulée s’est déroulée et aux changements que je souhaite envisager pour les saisons à venir. J’ai ainsi plus de temps pour être reconnaissante envers tout ce qui rend possible l’agriculture au Canada. »

Beef and Barley Soup

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Braised Beef Short Ribs

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Ce qui aide Sandra à tenir le coup pendant les mois d’hiver ?

N’importe quelle soupe maison à base de bœuf – et des côtes levées pour se faire plaisir, toujours préparées avec son bouillon de bœuf maison.

Cherie Copithorne-Barnes

L’élevage est une véritable passion pour Cherie, chez CL Ranches Ltd. Fondée en 1887, cette exploitation familiale historique située à Jumping Pound, en Alberta, est fièrement dirigée par la quatrième génération, qui espère accueillir bientôt la cinquième.

Cherie a consacré sa vie à l’élevage des bovins. Elle gère CL Ranches depuis 30 ans, ainsi que des ranchs au Canada et en Uruguay. Elle a mérité sa place grâce à son travail acharné, en montrant l’exemple et en faisant preuve de recul, ayant observé le secteur de la viande bovine sous de multiples angles.

Pour Chérie, l’élevage est une activité qui repose sur des bovins en bonne santé, des terres saines et une eau propre. En tant qu’éleveuse et figure de proue de l’industrie bovine, elle aime montrer aux parties prenantes à quel point l’élevage est extraordinaire, en leur expliquant comment l’élevage bovin contribue à leur vie – que ce soit à travers le système alimentaire ou par ses effets bénéfiques sur l’environnement. « Ma famille est installée ici depuis 138 ans, et je continue chaque année à découvrir et à apprendre de nouvelles choses. Qu’il s’agisse de nouvelles espèces, de phénomènes météorologiques ou simplement de la manière dont de nouvelles lignées génétiques se comportent dans notre système de pâturage, il y a toujours un moment de révélation. »

La recette de Bœuf Canada préférée de Cherie ?

« J’adore la picanha (la culotte de haut de surlonge) grillée sur charbon de bois. Contrairement au poulet, le bœuf n’a pas besoin de sauce pour être délicieux. Un peu de sel, de poivre et d’ail, c’est tout ce qu’il faut. »

Quelques statistiques sur les femmes et l’agriculture

  • STATISTIQUE no 1

    En 2021, les femmes représentaient 41 % de la main-d’œuvre dans l’agroalimentaire à l’échelle mondiale — soit presque autant que les hommes — mais les femmes des zones rurales sont confrontées de manière disproportionnée à la précarité de l’emploi, à de mauvaises conditions de travail et à des droits limités, selon les données fournies par l’ONU dans le cadre de l’AIA 2026.

  • STATISTIQUE no 2

    Selon le Recensement de l’agriculture au Canada, 30,4 % de l’ensemble des exploitants agricoles au Canada étaient de sexe féminin en 2021, une proportion en hausse par rapport à celle de 28,7 % enregistrée en 2016. Cette augmentation de 2,3 % du nombre de femmes exploitantes agricoles a été attribuée à la croissance d’une catégorie spécifique d’exploitations agricoles.